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Les courses, les commentaires, les calendriers.

Laurent Lambert finsher de l'ironman d'Hawaî 2008.


  • Laurent nous livre ses premières impressions d'après course.

Il termine 377ème scratch, 77ème de sa catégorie en 10h10'34".






"Ouah dur dur.

Après un bonne natation mais qu'est ce que ça va vite, je pars à vélo sur un bon rythme mais très rapidement, je sens que je suis dans le dur, les jambes ne répondent pas.
Bon le vent favorable masque ma faiblesse mais malgré les 45 premiers Km avaler en 1H10 soit 4H40 sur les 180, je me fais doubler par des wagons.

Bref, vers le 70km je coince, le vent est là mais je perds beaucoup de place. Et en plus j'ai hyper faim. heureusement, j'ai pris un gel et une barre en plus.
La montée avant le demi tour est terrible, compteur 16km/h. Bref, au demi tour le vent ne permet pas d'envoyer les watt dans la descente. Mais en ai je encore ??

Les wagons continuent de passer. puis au moment d'une pause pipi je me fais doubler et reste un peu trop longtemps dans les roues au gout des arbitres. Carton Rouge ainsi que le gars derrière moi. Un peu dégoûté alors que les 3 gars devant sont aussi collés.

Bref, c'est le 160ème km j'observerai ma pénalité au parc à vélo (4') d'ou le temps de transition. Ensuite, je pars à pied, les sensations semblent meilleures qu'à vélo. Le mollet pète au 5ème kilo et la commence le calvaire. Je serre les dents, dans la montée avant de prendre Palani Road je marche (15ème kilo) putain c'est pas vrai l'aventure ne va pas s'arrêter là.

Et bien quelques encouragements et me voilà reparti tout doucement avec une patte gauche, c'est le cas de dire. Bref, je prends le temps à tout les ravitos, l'objectif est de ramener la bête blessée sur Alii drive.

Je m'arrête même pour appeler une moto et demander l'assistance médicale pour un pro en vrac au bord de la route. Tout le monde passe à coté sans rien faire. Bizarre comme mentalité. A ce stade, on n'est plus à 1' près.

Bref, je repars et je finis tranquillement, un idiot me sprint et fini sur la civière alors je ralentis pour franchir la ligne d'arrivée en solo.  Le mollet en vrac.

Maintenant repos et je vais passer l'hiver à faire du VTT, nager et reprendre la CàP dans un bon mois je pense.

Merci pour vos encouragements."

Olivier Bourdoux à Lorient.


  • Olivier Bourdoux, qui a rejoint la métropole, a couru sous les couleurs du club à Lorient, 12ème étape de la coupe du monde de triathlon courte distance, le 27 septembre 2008.

Mieux que participer il prend une très belle 97ème place, et quant on connaît ses qualtiés de nageur (!!!), ça a "envoyé" en vélo et course à pied.


Il nous livre son récit :


  • "Journée azuréenne à Lorient pas un nuage et une organisation parfaite, finis les triathlons de la brousse !

On commence par 1500M de natation dans l'étang du ter, en combi parce que ça caille !

Vu que j'ai particulièrement travaillé la natation (mon point fort comme chacun sait) ces derniers mois (4 sortie en 4 mois) je laisse partir la meute et nage à mon rythme (faible).

Je sors en 32', galère pour me changer (le scratch de la puce m'empêche d'enlever ma
combi pied gauche) et monte sur le vélo en 35'  énervé !

Même une triathlète en VTT que je double dans le 1er Kil à nagé plus vite que moi !

Les jambes répondent tout de suite, je met tout à droite et double par la gauche, le Jalabert de Nouméa est de retour !

L'aller est un régal sur le bord de mer, motivé à l'idée de remonter du monde.

Au demi tour, je constate que mon prolongateur droit fait triste mine, il se desserre pour s'affaisser completement, je ferais donc le retour sur les cocottes.

Je boucle le vélo en 1H04 (38km500) à plus de 36 de moyenne sur un parcours je pense un peu plus dure qu'a Nouméa.

CAP.

Je pars comme une flèche et me calme au bout de 2kil, mes quadriceps me font souffrir (du à l'effort en vélo) comme j'ai déjà eu ça à l'île des pins, je gère et sait que ça va passer.

Ca passe et je peux enchaîner sur les 5 derniers kil pour boucler ce magnifique parcours en sous bois en 39'

2h19'18 soit 6 minutes de mieux qu'a Nouméa (mais un peu moins de bornes à vélo)

97 sur 220 

Dans les 30 derniers en natation.

Dans les 50 en vélo et en CAP

http://www.ipitos.com/resultats/course-49-epreuve-142-page-3-orderby-tpstotal-ASC

Dans la première moitié au final reste à bosser la natation comme d'hab !

A+""

Duathlon à Nouville le dimanche 12 octobre 2008.

  • Le club organise un duathlon à Nouville le dimanche 12 octobre.

  • La première partie course à pied partira de la plaine de Nouville, empruntera la route qui passe devant le club d'équitation "l'Hyppocampe", puis la route qui part à gauche pour aller au "Grand Chêne" pour enprunter le premier chemin à droite qui monte et s'enfonce dans la presqu'île de Nouville. Retour sur la plaine de Nouville (où sera installé le parc à vélos) après avoir fait le tour complet par le sentier du bord de mer.

  • La partie cycliste consistera en plusieurs allers-retours (selon les catégories, voir le bulletin d'inscription) entre la plaine du Kuendu Beach et le rond point Jules Garnier.

  • La seconde course à pied se déroulera essentiellement dans la plaine de Nouville.


Cette inscription est gratuite pour les triathlètes du club.


Nous faisons appel à tous les bénévoles du club qui pourront nous donner la main pour cette organisation.

Merci par avance !


Bulletin d'inscription

Laurent Lambert à Byron Bay.

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  • Laurent va finir par obtenir la double nationalité !, l'Australie lui réussit, après Port Macquarie en avril, il revient de Byron Bay, où il a disputé un courte distance avec un super chrono encore à la clé.

Il nous raconte sa course. Merci Laurent !


" Parti pour participer au triathlon courte distance de Byron Bay le samedi 10 mai avec Thomas Testet, espoir du triathlon calédonien et Florence Catel , j'ai particulièrement apprécié ce déplacement dans la ville la plus orientale de L'Australie.

Ambiance super cool dans un ville réputée pour son côté "hippie" et ses ambiances festives le soir, le triathlon s'est déroulé sous un temps ensoleillé et une atmosphère fraîche parfaite pour des conditions de course.

Tout s'est déroulé dans la même journée, retrait des dossards, course et remise des récompenses grâce à une organisation nickel. Seul bémol, la cérémonie des récompenses a été expédiée dans un bar branché de la ville. Cela est un peu dommage. Mais revenons à la course.

Départ par vagues regroupant deux GA. Pour ma part c'étaient les 30-34 et 35-39, 16 minutes après le départ des Pro Hommes. Heureusement, la mer était relativement calme et franchir la barrière de vagues n'a pas été un problème.

Go, sprint de 50m environ sur le sable pour plonger sous la vague et tout de suite se mettre dans le coup. Comme d'habitude en Australie, la partie natation va extrêmement vite et je m'arrache pour rester au contact des meilleurs. Je rattrape des GA plus ancien parti avant et je slalome un peu mais tout se passe bien et je profite du courant légèrement favorable pour effectuer le M du parcours natation.

Une petite erreur topo sans trop de conséquence et me voilà à la sortie de l'eau et re sprint sur le sable pour rejoindre le parc à vélo.

Spectateurs enthousiastes, nous sommes tous les héros du jours, je cours un peu vite et je mets 20 km à vélo pour trouver mon second souffle sur un circuit pourtant roulant. Le vent de face n'a pas arrangé les choses mais j'ai du un peu trop m'enflammer lors de la transition emporté par les encouragements.

Je croise Thomas vers le 19ème km et je me dis que je vais le dépasser avant la fin du parcours vélo mais je ne le doublerais qu'au bout de 2,5km de course à pied. Malheureusement, il n'arrivera pas à s'accrocher.

Le vent de dos m'aide à retrouver des sensations sur le vélo et je file à 45km/h vers Byron Bay.

Quant à Florence,partie après moi, je la croise et lui fais un petit signe d'encouragement. Elle a l'air bien. Certes le Drafting est interdit mais cela ne perturbe pas les concurrents pro comme non pro et je vois défiler les pelotons. Ah ces australiens, ils sont forts dans ce domaine.

Ouf, le bike est terminé et franchement je ne suis pas super satisfait. La reconnaissance du circuit m'avait laissé entrevoir un vélo plus rapide. D'ailleurs, j'avais parié avec Thomas, parti 3' avant, que je le reprendrais au 15km vélo. Pari perdu mais lui avait parié que je ne le rattraperais pas du tout.

Transition rapide et je pars vite à pied pour profiter du premier tour et voir si il y a un GA de ma catégorie devant moi. Je ne n'arrive pas à déterminer ma place. Cela ne fait rien, il faut faire une course à pied à Bloc. J'ai de bonnes jambes meilleures qu'à Nouméa et je passe toute ma course à pied à doubler des concurrents. Cela est encourageant.

Je regarde enfin le chrono pour savoir où j'en suis et Yes, je suis dans les temps pour faire encore moins de 2H00, 15 jours après Nouméa. J'enfonce encore le clou à pied et franchi la ligne d'arrivée en 1H56'04". Je suis super content et je pense être premier ou deuxième maximum.

Le soir, lors de la remise des récompenses express je constate que je suis 2ème. Cool finalement. Mais lorsque je prends connaissance des temps du premier je me dis "Bizarre, 3'47 pour faire 1500m" Oups là je comprends qu'il est parti avec les pros qui avaient la même couleur de bonnet.

Pas de problème, après un petit mail à l'organisation, cela est corrigé et je suis finalement 1er de mon GA et des GA et 6ème au scratch.

Vivement le prochain tri.

Laurent"

Didier Violet : histoire d'un ironman.

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  • Didier nous fait revivre son ironman, le premier et finsisher !! :


Ayant débuté le tri en 1987, et avec quelques "coursettes" depuis, je n'avais pourtant jamais participé à un IronMan. "Ze" mythique distance, il fallait me lancer avant mes 40 ans !! Et quel plus beau endroit que l'Australie ?... pour un "Zor"... quoi de plus mythique en effet que de courir ici son 1er IronMan.

Après un voyage un peu long, surtout le transfert en voiture Sydney-Port Macquarie, me voilà sur le site. L'hotel idéalement placé à 200m du village et donnant sur le plan d'eau (Quality Sails pour ceussent qui veulent y aller l'année prochaine).

Le site est en plein montage, et on sent déjà l'ambiance croître. C'est un truc gigantesque en termes d'organisation : tentes géantes pour 2000 personnes, sonorisation et éclairage d'une partie des parcours courses à pieds, écran géant, 2000 bénévoles (!!!), etc...

A la Pasta party le vendredi soir, show à l'Américaine : écrans géants, sono à fond, chanteuse, danseuses, animateurs remontés à bloc (trop bavards ces ango-saxons)... l'ambiance est détendue, on se fait "péter le bide" de tout ce qui traine de carbo-machin et hydro-trucs, tout le monde rigole... présentations des athlètes, les stars bien sûr (allez Patrick !... c'est qui les autres ?... bon on s'en fout, on va re-manger un bout?)

Le lendemain matin au briefing, changement de ton radical, les tronches sont hyper sérieuses, figées... genre "qu'est ce que je fous là, j'ai peut être fait une connerie..." y'a qu'à la table des Calédoniens que ça rigole et discute, normal, difficile à suivre le briefing en anglais parlé à 200 km/h !!

A partir de midi, c'est la dépose des vélos et des sacs de transition... putain que c'est beau un parc à vélos de 1600 bécanes !!!!... et des machines de dingos !!! ces triathlètes sont vraiment des fous de matos !!
Une photo et direction le lit ! tomorrow will be a long long long day...

5h30, parc à vélos, y pleut... merde. Guy, en connaisseur, annonce : "ça va se lever"... croisons les doigts. Enfilage de la combi, vaselinage du corps... enfin que les dessous de bras et le tour du cou, faut pas déconner. Et en avant direction le départ à 300m. Au moment où nous rentrons dans l'eau par catégorie de bonnets, la chanteuse d'avant hier soir entonne depuis le ponton voisin l'hymne national Australien !!!!... trop fort, y z'ont même sonorisé le ponton !!!!

C'est un départ dans l'eau, le coup de canon me surprend mais heureusement je ne me fais pas coulé, j'ai choisi l'exterieur sur les conseils avisés des "anciens". Il faut au départ passer entre 2 rangée de bateaux, soit une trentaine de mètres, ce qui fait peu d'espace pour 1600 triathlètes déchainés. Tant pis pour les mètres supplémentaires, je nage les 2 boucles à l'exterieur. Et aux bouées, lorsque je regarde l'embouteillage, je me dis que c'est le bon choix.

Eric Roujol nous dira le lendemain avoir nagé dans le paquet, résultat : 300m de natation et 3500m de survie !!!!... Théo s'ait fait arraché ces lunettes... j'ai croisé le lendemain une (charmante) Australienne avec un oeil tout noir !!!... bon elle restait quand même charmante.

La natation me parait courte et pourtant 1h07 à la sortie. M'en fous, voilà une chose de faite ! direction la tente, récupération du sac. Et là, lorsque l'on fait son 1er IronMan, on est aussi bien acteur que spectateur de la course. C'est difficile à expliquer mais il y a une telle ambiance qu'on se met à regarder partout, à tout entendre, à vivre le truc à 200% quoi. Si j'avais eu mon appareil, je m'arrêterais prendre des photos !

Départ pour le vélo, bonne nouvelle il ne pleut plus... pour l'instant. Djamel et d'autres m'avaient un peu prévenu : "tu verras, c'est un peu vallonné..." effectivement, le vélo c'est un aller-retour de 60km. On démarre par 2km de plat et paf !!... 10km de bosses qui se succèdent, ensuite un long plat d'environ 12km (vent de face à l'aller), virage à droite dans le bois et 5km de montagnes russes (enfin... australiennes). Turn-around et retour vers Port-Macquarie. Le bonheur quoi !

Au 2ème tour, il se remet à pleuvoir, cela va durer 2 heures à peu près, le vent s'est levé, il fait un peu froid (et oui le Zozo que je suis est maintenant habitué aux chaleurs du caillou). A chaque fois que je croise Patrick et Laurent, je beugle un encouragement qui me fait avaler 2 ou 3 mouches, pas grave c'est des prot !!

Vu mon très modeste niveau, et avec surtout l'idée d'en garder toujours un pneu sous la pédale comme on dit, je me dis vite qu'entre 5h45 et 6h00 sera un bon chrono... c'était bien avant le fameux et pourtant attendu "coup de moins bien" du 150e. Au final, 5h57 au compteur, bilan : "à l'aise" dans les bosses (tout est relatif) mais manquant radicalement de puissance sur le parcours, j'ai pas encore le coup de pédale Calédonien (54x12 à l'échauffement et ensuite on envoie le 11 !!!)

Bonne transition, hyper rapide !!! environ 10 minutes... je vous l'ai dit tout est relatif !!... et c'est parti pour le marathon sous les vivas de la foule qui ne s'arrête donc jamais !!
Alors le marathon... comment dire... pour résumer : j'ai couru 1h30, soit environ 16km, et après je me suis transformé en crampe vivante !!!... c'était génial !... je vous l'ai dit, c'est un truc de cinglé !... le mec qui trouve génial d'avoir des crampes... direct en psy.

Bref, ça a commencé par la tête qui fait mal un peu, le bide qui sait plus où il habite (mais j'ai pas vomi !! c'est ma fierté) et les jambes qui se tétanisent petit à petit pour ne plus se relacher (les traitresses !!). Merci à cette inconnue Australienne qui m'a filé du spray anti-crampes alors que j'étais gisant sur le pavé en train de tordre ma jambe droite dans tous les sens, ce devait être au 25e km.

Enfin voilà les 20 derniers kms m'ont paru long, très long... et pourtant à aucun moment, quand j'y repense, l'idée d'un quelconque abandon ne m'a traversé l'esprit un seul dizième de seconde. Les encouragements du public, le nombre de coureurs comme moi (à la dérive...) et tout simplement le bonheur d'être là malgré les souffrances.

A la pasta, au briefing, on entendait partout "enjoy your day", c'est ce que j'ai fait : j'ai profité !!!... et en plus... franchement arriver de nuit, c'est vachement plus joli pour la photo finish !!

Que dire de cette dernière ligne droite, ces 100 derniers mètres sur un tapis (!!!) avec en ligne de mire ce portique d'arrivée vu tant de fois à la télé. Et cette foule qui vous acclame comme si vous étiez un héros (!!!)... aucune crampe, aucune douleur à ce moment là. Tout simplement magique, émotion très forte pour ce moment inoubliable (je sais pas si c'est comme çà à chaque fois ?... faudra recommencer pour voir).

Voilà : 12h20 et je sais plus combien, c'est déjà fini (snif). Le chrono n'a aujourd'hui aucune importance, j'ai terminé, je suis "allé cherché la médaille" comme me le disait Bernard, et si y faut "on terminera en caleçon !".

Heureux comme un gamin, déjà prêt à retenter l'aventure !!!... (enfin avec un entrainement course à pieds sérieux cette fois).

Plaisir, Progression, Performance, si vous faites du triathlon pour le 1er de ces 3 "concepts" alors je vous conseille à tous l'IronMan... c'est que du plaisir... un truc de malades oui !!!... mais de malades heureux !!

Didier



  • Bravo à toi Didier pour ton ironman et ton humour !

Laurent Lambert et Port Macquarie : comme si vous y étiez !

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Laurent a eu la gentillesse de nous faire un récit de son ironman beaucoup plus détaillé, juste pour nous donner envie d'y aller !!

GO TO KONA

  • Arrivée le mardi soir sur cette terre d'exploit sportif, je m'installe avec Christian Dujardin dans le George Motel situé à 200m du départ. Cet emplacement est parfait même si la qualité de la chambre est moyenne. En revanche, les gérants ont été super sympathiques.

Mercredi, jour de la reconnaissance du parcours vélo à un rythme tranquille, les premières impressions sont que cela sera très difficile car le parcours est très vallonnée.

Jeudi, petit footing et prise de température du plan d'eau avec une reconnaissance de la boucle. J'aurais eu le privilège de nager avec Chrissie Wellington. Je l'ai reconnue à la sortie de l'eau. D'un naturel très décontractée, elle tape la causette avec d'autres triathlètes. Ce plan d'eau est particulièrement sensible à la marée et il y a pas mal de courant. Mais bon la partie natation est celle qui m'effraie le moins en dehors de louper le bon wagon.

Vendredi nouvelle sortie vélo très courte d'une heure pour revoir le début du parcours très vallonné. Cela me parait plus facile mais la répétition fera sans doute très mal aux cuisses.

Enfin, samedi derniers réglages avant d'amener le vélo au parc avec un petit tour de 20' pour reconnaître la partie plate du tracé à pied et 15' de course à pied enchaîné à un rythme de sénateur. 3 à 4 accélérations puis retour à l'hôtel. Le vélo est ok les gels sont déjà positionnés avec le kilométrage marqué dessus. Même chose dans le sac course à pied pour la ceinture porte dossard et gel. (Suivi à la lettre du programme de Patrick sur le site Overstim)

Voilà il est 15H30, j'ai tout posé aux nombreux bénévoles complètement dévoués aux athlètes et mon vélo bien installé dans le parc où j'ai pris soin de prendre un repaire pour le jour J. Facile presque en face du drapeau Français.

Le soir, j'éprouve beaucoup de difficulté à m'endormir. Cela n'est pas grave je me suis bien reposé tout au long de la semaine et je me sens bien physiquement.

La pasta party et le briefing auront été conformes au savoir faire anglo saxon: Show et perfection dans l'organisation.

Jour J, réveil 3H30. J'avale mon gâteau sport et une tasse de thé. J'enfile ma tenue pour la compétition est direction la zone de départ. Cela commence mal, la pluie est au rendez vous. Heureusement, je n'ai que les roues à gonfler et à ôter les sacs plastiques de ma selle et de mes gels.

Dernier passage aux toilettes 30' avant le départ et direction la mise à l'eau. Je tape la causette avec Patrick. Puis finalement comme la mise à l'eau par bonnet de couleur est longue tout le monde va à l'eau en même temps. Je me positionne devant en essayant de combler discrètement le retard sur les pros.

Bang !! coup de canon, le départ est hyper rapide et rapidement nous rattrapons des pros. Là, commence la bagarre pour se mettre dans les jambes et petit à petit je remonte à la tête de la course dans le groupe de chasse.

La natation se passe très bien, sortie de l'eau et là j'entends mon nom, premier frisson de la journée. J'effectue une transition rapide pour partir avec les meilleurs.

La route est humide et je manque de tomber au premier virage. Oups, Laurent on se calme, un groupe de 5 à 6 coureurs se forment. Un pro se laisse décrocher, de mon coté je serre les dents pour suivre ce groupe dans les montées du début mais l'efforts est trop violent pour mes muscles encore froids et là je sens une sorte de contracture au niveau de la cuisse gauche. Cela commence fort.

Tant bien que mal je produit un énorme effort dans la portion plate et je recolle juste avant de rentrer dans la forêt le groupe emmené par Mitch Anderson. Dès les premières bosses dans la forêt, je saute à nouveau. Là je comprends que ce groupe est trop fort pour moi. Je me retourne et je vois personne alors je poursuis mon effort solitaire. Je croise Patrick en planche puis ce fameux groupe. Je ne suis pas loin.

Au demi tour, je trouve que l'écart avec mes poursuivants est conséquent je continue à appuyer sur les pédales. Le triathlon est une épreuve individuelle. Exploser oui mais avec les honneurs. Le retour sur Port Macquarie est terrible je chope une monstrueuse crampe dans l'ascension du raidillon. Tout me passe à l'esprit et je suis au bord de l'abandon.

Comment faire encore 130 bornes à vélo et un marathon avec une cuisse déjà en vrac. Je serre les dents et le mental prend le dessus sur le physique. C'est tôt dans la course mais bon je n'ai pas le droit d'abandonner.

La pluie est présente et cela rend la course délicate. Il faut faire attention de ne pas chuter et je prie pour ne pas crever. Durant le parcours vélo, je gère les bosses en montant vraiment tranquille, récupérant dans les descentes et finalement cela me permet d'envoyer sur le plat. Le parcours vélo se passe mieux que prévu finalement même si j'ai connu un passage à vide entre le 90 et le 130ème kilomètres environ.

Dernières difficultés et je fonce vers la transition toujours à la 11ème place. Le mental et ce classement flatteur m'aide à tenir.

La transition se passe bien, petit pipi et je pars aux sensations sans forcer ni réduire mon allure. Fin du premier tour, je suis sur les bases de 3H08 environ. Génial. Mais vers le 18km coup de bambou terrible, les mollets me lâchent et la foulée se fait moins légère Comment je vais finir ce marathon. Je verrouille et l'arrivée sur le circuit des autres concurrents rends la course plus sympathique.

Chrissie Wellington me dépose et je regarde mes running pour voir si je cours ou je marche. C'est impressionnant. Finalement, le reste de la course sera une succession de passage à vide et de bonnes sensations. Etrange. Je reste lucide et je prends le temps de me ravitailler à chaque station. (eau + cola + eau)

Dernières montées puis descente vers l'arrivée, je réajuste ma tenue pour la photo et voilà le panneau 40ème, j'accélère, je crois. Les deux derniers kilo passent très vite et je rentre dans cette fameuse ligne droite au tapis bleu Ironman, je tape dans les mains des spectateurs formidables et je lève les bras en l'air et savoure cette instant "Laurent Lambert, You are an ironman" Quel bonheur. Sentiment indescriptible. Je pense à mes enfants et amis qui m'ont supporté. Merci à eux.

Accueilli par les volontaires je vais rapidement reprendre des force en allant manger et me faire masser. Les minutes passent et les copains arrivent à leur tour satisfaits aussi de leur course. Tout le monde est content et en plus il y a des podiums et des slot.

Le soir je m'endors comme un bébé et lundi jour des récompenses, je vais chercher mon slot pour Hawaii. La délégation calédonienne passe un bon moment lors de la remise des récompenses. Patrick gagne une nouvelle fois, Christian fait 3 dans sa catégorie et Guy Vernay 2.

Ainsi s'achève l'Ironman de Port Macquarie et commence une autre aventure qui m'amènera à Kona (Hawwaii)
Terre de feu et de légende du triathlon.
Vivement de pouvoir revivre une journée comme celle là, pleine d'émotion.
I Love Triathlon.

Laurent

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